Conscience universelle

Comment ne pas penser naturellement que l’on est au centre du monde lorsque nous ne voyons le monde qu’à travers nos propres yeux ?

C’était le point de départ d’une réflexion d’Eklea, la Forme de la Conscience, quant à un paradoxe de la civilisation des Espers : à l’échelle individuelle, un acte peut sembler tout à fait rationnel. Mais dès lors que le point de vue est considéré sous l’angle de la civilisation dans son ensemble, ce même acte peut sembler tout à fait irrationnel. L’inverse est vrai aussi.

Les contrées élémentaires s’étaient développées sans jamais réellement se concerter, entre elles déjà, alors que les guerres entre les différents éléments n’avaient jamais vraiment cessé.
Mais même à l’intérieur d’une contrée elle-même, les dirigeants n’avaient jamais réellement essayé de réfléchir au bien de tous…

Des problèmes difficiles, certes.

Mais qui n’avaient jamais été abordés !

Tout comme à l’échelle individuelle, la prise de conscience permettait de voir son Ombre, l’Ombre de la civilisation planait elle aussi sur toute la planète désormais…

L’usage de la magie avait permis cela.

Eklea réfléchissait donc à la notion de conscience universelle.

« Il est nécessaire de développer la Poussière d’Étoiles de la civilisation tout entière… »

« Et cela commence peut-être par développer la Poussière d’Étoiles de chaque individu… »

Commentaires

Laisser un commentaire


Nos derniers contes

  • La conscience d’une rationalité collective

    La conscience d’une rationalité collective

    Simba, notre petit compagnon singe de la contrée de l’éclair, commençait à y voir un peu plus clair en ce qui concernait la conscience. Celle-ci était mystérieuse : elle semblait désormais innée pour les Espers de la planète, tout en ayant besoin d’être développée. S’il avait perçu que plusieurs niveaux de conscience semblaient exister, il…

    Lire la suite

  • Se sentir seul au monde

    Se sentir seul au monde

    Voir le monde d’un point de vue différent des autres peut aliéner, et donner alors l’impression que l’on est seul au monde. Cha Cha, notre petit compagnon ornithorynque, était depuis longtemps très détaché de la normalité. Comme pour tous, ce qu’il avait vécu durant son enfance et l’environnement dans lequel il avait grandi avaient petit…

    Lire la suite

  • Apprendre de ses erreurs

    Apprendre de ses erreurs

    Les Espers étaient bien loin d’être parfaits. Apprendre de leurs erreurs était donc aussi une manière naturelle de se développer. Mais dans une société où le droit à l’erreur devenait de moins en moins permis, apprendre de ses propres erreurs devenait aussi de plus en plus difficile. L’image de la réussite avait changé. Au paroxysme…

    Lire la suite

  • Percevoir les dilemmes

    Percevoir les dilemmes

    Le défi que s’étaient donné les Sept Formes était loin d’être simple. Tenter de rebâtir une civilisation après une guerre qui avait décimé la population et une grande partie de l’écosystème paraissait une tâche presque insurmontable. Mais des choses avaient changé, et là résidait l’espoir d’une société agissant enfin de façon moderne. La révélation aux…

    Lire la suite

  • À contre-courant

    À contre-courant

    Faire les bons choix n’est souvent pas facile. Surtout lorsque le flot, quasiment insurmontable, de la société dans sa globalité impose une vision dont il est difficile de se défaire. Penser ou agir à contre-courant devient alors une épreuve à la fois décourageante, irritante, parfois presque ridicule, mais au sein de laquelle une lueur d’espoir…

    Lire la suite

  • Y en a-t-il besoin ?

    Y en a-t-il besoin ?

    La période d’abondance apportée par l’usage massif et sans limite de la magie était arrivée à sa fin. Non pas par choix, comme cela aurait pu arriver si les Espers avaient réussi à s’entendre sur les questions difficiles, telles que les conséquences de leurs actions sur l’Aether, la source de vie de la planète, ou…

    Lire la suite

  • Interdépendance dans un monde limité

    Interdépendance dans un monde limité

    Les Sept Formes avaient bien compris que, pour rebâtir Esperia, l’effort de tous serait nécessaire, quel que soit leur élément. La période précédant la Guerre du Chaos avait développé, dans toutes les contrées élémentaires, le sentiment, compréhensible mais qui ne menait à rien, que la faute incombait toujours aux autres et que faire des efforts…

    Lire la suite

  • Prendre au sérieux la santé mentale

    Prendre au sérieux la santé mentale

    S’il y a bien une chose difficile à faire pour les Espers, c’est de prendre en considération, à sa juste mesure, tout ce qui n’est pas visible à leurs yeux : le futur plutôt que l’instant présent, le système dans sa globalité plutôt que leur cas personnel, l’Ombre générale de leur civilisation tout entière… Et…

    Lire la suite