La crise

Qu’est-ce que je suis en train de faire? C’est une question à laquelle j’ai de plus en plus de mal à répondre.

Depuis que j’ai commencé concrètement ce projet qui a pris la forme de One Daily Tale, c’est la première fois que j’écris en français, ma langue natale, mais que je ne pratique que de manière sporadique depuis que je me suis expatrié au Japon.

J’écris sur mon clavier acheté au Japon, donc en japonais, et je tape sur les touches grâce à mes souvenirs de leur placement sur le clavier français. Le correcteur d’orthographe aide beaucoup…

Pourquoi soudainement écrire en français? Et pourquoi maintenant?

Pourquoi en français? Parce que même si j’écris One Daily Tale en anglais, pour des raisons « pratiques », le français est la langue dans laquelle je communique avec les personnes qui me connaissent le mieux. C’est en écrivant un message à un ami vivant en France que je me suis décidé à écrire ici, plutôt que de lui envoyer encore un pavé, qui d’une, le rendra mal à l’aise, et de deux, me rendra mal à l’aise moi aussi, pas au moment de l’écrire, mais juste au moment d’appuyer sur le bouton Envoi. Et de me dire que ce n’était pas la peine de lui envoyer un tel message.

Cela s’appelle la crise de la quarantaine je pense, et si mes 40 ans arrivent dans quelques semaines maintenant, je suis en plein dans cette crise.

J’habite au Japon, et je suis marié avec une Japonaise. Je suis sans emploi depuis bientôt 3 mois, dû à un licenciement économique : l’antenne japonaise pour laquelle je travaillais, d’une marque de vélos de course haut de gamme américaine, a fermé. Le marché japonais est – évidemment? – différent des autres régions du monde, mais il y avait un désir d’aligner sur tous les marchés la même stratégie de vente. En plus de cela, les résultats étaient dans le rouge depuis quelques années déjà.

J’étais l’IT pour cette antenne, pour laquelle j’ai travaillé pendant 6 ans, quasiment jour pour jour. Nous étions une vingtaine d’employés environ. La maison mère étant aux Etats-Unis, beaucoup d’employés arrivaient à comprendre l’anglais, et la culture d’entreprise en elle-même n’était pas du tout les « standards » d’une entreprise purement japonaise. Le fait qu’il s’agissait aussi de vendre des vélos de course était assez important dans la différence de culture : la liberté intrinsèque liée à ce sport, la volonté de « démocratiser » son usage par le marketing, les sorties mensuelles en groupe des employés qui le souhaitaient et le pouvaient, pendant les heures de travail!

Retrouver un tel environnement de travail est évidemment difficile, mais pour être plus franc, retrouver un travail alors que mon état d’esprit a énormément évolué. Cela va faire un an que ma première remise en question depuis des années à commencer.

J’écris déjà un journal personnel, mais j’aime croire que ma manière de penser est différente de la manière de pensée générale.

Envie de partager ?



Nos derniers contes

  • Considération pour l’avenir

    Considération pour l’avenir

    Les Espers n’étaient pas des créatures faites pour considérer l’avenir comme leur première priorité. Ils étaient semblables aux êtres humains sur de nombreux points : ils devaient manger et se reposer. Esperia, leur planète, avait elle aussi une étoile autour de laquelle elle tournait, créant un cycle de jour et de nuit qui influençait leurs

    Lire la suite

  • Souhaiter la paix

    Souhaiter la paix

    Guruko et son compagnon ornithorynque, Cha Cha, réfléchissaient à la manière dont Esperia était finalement devenue une planète où la paix régnait. « Il y a eu des guerres pendant des milliers d’années. Comment se fait-il que cela ne soit jamais arrivé avant ? » demanda Guruko. « La fin de la Guerre du Chaos

    Lire la suite

  • À la hauteur de ses capacités

    À la hauteur de ses capacités

    Ce chapitre de One Daily Tale mena d’abord à de nombreux débats parmi les Espers. Jusqu’alors, ils ne connaissaient pas la Poussière d’Étoile, ni la manière de la développer, ni comment elle pouvait les aider à mieux se comprendre : la lumière créée par leur Poussière d’Étoile leur permettrait de voir leur Ombre intérieure, souvent

    Lire la suite

  • Consommation excessive d’alcool et de nourriture

    Consommation excessive d’alcool et de nourriture

    Kenko, la Forme de la santé, savait trop bien que la plupart des Espers ne voudraient pas entendre ses paroles au début. Pourquoi ? Parce qu’elle savait qu’une fois que l’on a goûté à la facilité du luxe, à l’addiction par l’alcool, et que l’on a oublié la difficulté de simplement pouvoir manger chaque jour,

    Lire la suite

  • Un rythme de changement rapide : Shippu Jinrai

    Un rythme de changement rapide : Shippu Jinrai

    La Fin de la Guerre du Chaos survint lorsque les Cinq Grands éléments utilisèrent ensemble, en une seule fois, leur sort le plus puissant, révélant pour la première fois dans l’histoire d’Esperia l’existence de la Poussière d’Étoile. À partir de ce moment, le monde comprit enfin la nécessité d’un changement rapide, après avoir plus qu’assez

    Lire la suite

  • Agir en sa propre faveur

    Agir en sa propre faveur

    Maintenant que les enseignements de One Daily Tale étaient devenus les écrits éducatifs communs à tous les Espers d’Esperia, suivre ses principes était devenu évident et naturel. Mais les Espers nouveau-nés naissaient tous comme des pages entièrement blanches, façonnées par leur environnement le plus proche. Certains Espers qui avaient été très puissants par le passé,

    Lire la suite

  • Accepter les différences

    Accepter les différences

    Maintenant qu’Esperia était enfin en paix, il devint naturel pour les cinq différents Elements de travailler ensemble et de partager leurs connaissances et leurs compétences. Lorsqu’ils étaient encore en guerre, ils ne pouvaient tout simplement pas comprendre — aveuglés par la haine et la peur des autres — le besoin des autres Elements pour soutenir

    Lire la suite

  • Surconsommation

    Surconsommation

    Qui n’a jamais entendu ce terme, mais qui a vraiment pris le temps d’y réfléchir ? Guruko, très intriguée par la race humaine sur Terre, observait une fois de plus leur civilisation à travers le miroir magique. « Ce sont des êtres vivants assez fascinants, n’est-ce pas ? » dit Cha Cha, son compagnon ornithorynque,

    Lire la suite