La Naissance d’Esperia

Shala, seule depuis le commencement du Temps et de l’Univers, fut remplie de joie quand Esperia prit lentement forme.

Avec elle naquirent les Formes élémentaires—Gurumin du Vent, Vati de l’Eau, Faya du Feu, Kenko de la Terre et Eklea de la Foudre.

Si les humains de la Terre pouvaient voir Esperia, ils seraient émerveillés de découvrir un monde où la magie circule dans chaque être vivant—des rivières aux collines—une nature luxuriante peuplée de bêtes magiques et d’animaux libres.

Les Espers y vivaient aussi, des êtres magiques ayant embrassé les Sept Formes et développé leur Poussière d’Étoile à un niveau exceptionnel.

Ils contemplaient souvent les étoiles, se demandant si d’autres formes de vie existaient ailleurs dans l’Univers—si elles aussi regardaient le ciel avec émerveillement, vivant en paix et en harmonie.

Une planète nommée Terre était la réponse à leurs interrogations. Mais ils ignoraient encore… que la vie pouvait être gaspillée, et la nature profanée.

Envie de partager ?


Commentaires

Laisser un commentaire


Nos derniers contes

  • Se sentir seul au monde

    Se sentir seul au monde

    Voir le monde d’un point de vue différent des autres peut aliéner, et donner alors l’impression que l’on est seul au monde. Cha Cha, notre petit compagnon ornithorynque, était depuis longtemps très détaché de la normalité. Comme pour tous, ce qu’il avait vécu durant son enfance et l’environnement dans lequel il avait grandi avaient petit…

    Lire la suite

  • Apprendre de ses erreurs

    Apprendre de ses erreurs

    Les Espers étaient bien loin d’être parfaits. Apprendre de leurs erreurs était donc aussi une manière naturelle de se développer. Mais dans une société où le droit à l’erreur devenait de moins en moins permis, apprendre de ses propres erreurs devenait aussi de plus en plus difficile. L’image de la réussite avait changé. Au paroxysme…

    Lire la suite

  • Percevoir les dilemmes

    Percevoir les dilemmes

    Le défi que s’étaient donné les Sept Formes était loin d’être simple. Tenter de rebâtir une civilisation après une guerre qui avait décimé la population et une grande partie de l’écosystème paraissait une tâche presque insurmontable. Mais des choses avaient changé, et là résidait l’espoir d’une société agissant enfin de façon moderne. La révélation aux…

    Lire la suite

  • À contre-courant

    À contre-courant

    Faire les bons choix n’est souvent pas facile. Surtout lorsque le flot, quasiment insurmontable, de la société dans sa globalité impose une vision dont il est difficile de se défaire. Penser ou agir à contre-courant devient alors une épreuve à la fois décourageante, irritante, parfois presque ridicule, mais au sein de laquelle une lueur d’espoir…

    Lire la suite

  • Y en a-t-il besoin ?

    Y en a-t-il besoin ?

    La période d’abondance apportée par l’usage massif et sans limite de la magie était arrivée à sa fin. Non pas par choix, comme cela aurait pu arriver si les Espers avaient réussi à s’entendre sur les questions difficiles, telles que les conséquences de leurs actions sur l’Aether, la source de vie de la planète, ou…

    Lire la suite

  • Interdépendance dans un monde limité

    Interdépendance dans un monde limité

    Les Sept Formes avaient bien compris que, pour rebâtir Esperia, l’effort de tous serait nécessaire, quel que soit leur élément. La période précédant la Guerre du Chaos avait développé, dans toutes les contrées élémentaires, le sentiment, compréhensible mais qui ne menait à rien, que la faute incombait toujours aux autres et que faire des efforts…

    Lire la suite

  • Prendre au sérieux la santé mentale

    Prendre au sérieux la santé mentale

    S’il y a bien une chose difficile à faire pour les Espers, c’est de prendre en considération, à sa juste mesure, tout ce qui n’est pas visible à leurs yeux : le futur plutôt que l’instant présent, le système dans sa globalité plutôt que leur cas personnel, l’Ombre générale de leur civilisation tout entière… Et…

    Lire la suite

  • Reconnaître ses propres torts

    Reconnaître ses propres torts

    Pour les Espers, parvenir à récupérer l’artefact de l’éclair, l’étincelle de foudre, était peut-être l’épreuve la plus difficile pour la plupart d’entre eux. Ils devaient pour cela traverser une région appelée les plaines foudroyées, où l’Aether s’était accumulé pour donner naissance à un lieu où la foudre tombait de manière aléatoire et ininterrompue. Cette foudre…

    Lire la suite