Rebâtir Esperia sur de bonnes bases nécessitait forcément de changer le système, en mettant en avant les valeurs adéquates à un monde aux ressources limitées, où il fallait protéger le reste de l’écosystème qui permettait aux Espers de se nourrir et, tout simplement, de vivre.
La période qui avait mené à la Guerre du Chaos avait notamment été marquée par la montée en puissance démesurée d’une force prônant l’extrémisme du vivant. Une folie des grandeurs sans bornes ni limites, qui faisait fi de la réalité physique dans laquelle tous vivaient pourtant.
Exacerbé par des leaders déconnectés du reste du monde, ne voyant plus que leurs intérêts personnels à assouvir jusqu’à leur mort, qu’ils tentaient autant que possible de repousser, le monde avait pris la tournure d’une farce, où les gamineries des élites se propageaient à l’échelle mondiale sur l’autel de la surconsommation.
C’était une manière de mettre en avant la décence et la modération comme des vertus enfin appréciées et acceptées à leur juste valeur.
Car faire preuve de mesure, il est vrai, était parfois perçu jusqu’alors comme un manque de motivation, ou comme une vie triste, voire moribonde.
Mettre en avant un comportement adulte, tempéré et réfléchi était désormais possible.
Une chose inimaginable pour quiconque aurait vécu à l’époque de l’avant-Guerre du Chaos.









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