Une pilule rouge, beaucoup de bleues

Encore une fois, une référence à « The Matrix » aujourd’hui, mais il est tellement révélateur qu’il est facile de s’y référencer.

Pour ceux qui ont vu et apprécier le film, on se souvient tous de la fameuse scène lors de laquelle Morpheus propose un choix à Neo, la pilule bleue ou la pilule rouge.
La pilule bleue laisse Neo dans la matrice, la pilule rouge l’en fera sortir.

Malheureusement, il n’y a pas de pilule rouge à proprement parler, pas de déclencheur sur mesure qui nous fera voir les choses de manière différente comme cela a été le cas pour Neo, ou les autres individus qui sont déjà sortis de la matrice.

Néanmoins, dans la théorie, prendre soin de son cerveau est ce qui nous rapproche le plus de cela. Avec de bonnes habitudes, chaque jour, nous pouvons prendre l’équivalent de cette pilule rouge, en apprenant, et socialisant, en appréciant les difficultés et les challenges, et en prenant le temps de réfléchir.

A l’inverse, nous vivons dans un monde rempli de pilules bleues, que nous ne voyons certes, pas sous cette forme (et c’est dommage, comme pour les étiquettes des produits pour la nutrition ou l’écologie, on pourrait créer une étiquette « Awareness », plus ou moins bleue ou rouge selon que l’activité ou le produit développe celle-ci ou non.)
Hm, une idée qui se vendrait?
A priori non, parce que, de manière cynique, les élites au top sont déjà sorties de la matrice, et profitent des gens pour faire plus de profit.
Bon, tout n’est pas blanc ou noir, et certains individus j’en suis sûr font de leur mieux, en pensant réellement qu’ils actent pour le bien de l’humanité.

Mon avis est que plus on continuera à distribuer des pilules bleues, de plus en plus efficaces sur notre cerveau en plus, plus le monde court à sa perte.

Si les études sur le cerveau peuvent nous faire comprendre que celui-ci est la clé pour une humanité soudée, en harmonie avec la nature, et compréhensive des différences de chacun de ses individus, une meilleure compréhension de comment marche notre cerveau aide aussi, évidement, les personnes moins soucieuses d’un équilibre mondial, à développer des systèmes qui enfoncent encore plus les gens dans la prise de pilules bleues.

Alors la question devient, jusqu’à quel point peut-on prendre ces pilules bleues.

On vit dans tous les cas maintenant, à moins d’être moine tibétain dans la montagne, dans une société où il est impossible de vivre sans pilule bleue.

Le travail est sans doute la pilule bleue la plus vicieuse, car indispensable à notre survie.

Récemment, les réseaux sociaux et smartphones sont certainement les pilules bleues les plus puissantes, car créés et adaptées en tant que telles.

Comment faire?

Petit à petit. Chacun à son rythme.

Je sais déjà qu’il existe des personnes qui ne consomment pas trop de ces pilules bleues, mais qui ne font pas forcément les actes pour la pilule rouge.

Comprendre qu’on est responsable n’est possible qu’en ayant le temps de prendre ces pilules rouges.

PS : Je crois que mon post d’aujourd’hui est bien plus abstrait que ce que j’avais envisagé au départ.

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