S’il y a bien une chose pour laquelle les Espers n’étaient pas faits, c’était de ressentir l’impermanence du temps.
Qu’il s’agisse du passé ou du futur, tout ce qui n’est pas le présent ou proche de celui-ci devient vite abstrait, prenant alors forme à travers des récits.
Ces récits sont façonnés par leur expérience, vécue ou apprise, par les histoires d’autres individus, ainsi que par leurs croyances et coutumes.
Ce n’est alors plus le ressenti du passé ou du présent, mais bien une image mentale qui, avec le temps, devient de plus en plus cohérente.
La fin de la Guerre du Chaos avait apporté quelque chose de précieux aux Espers, malgré la destruction engendrée.
La présence de la Forme du Temps, Shala, s’était révélée à tous et leur permettait désormais de se rappeler quotidiennement de l’impermanence du temps.
Non seulement cela les aidait à apprécier davantage le moment présent, mais cela leur permettait aussi d’envisager le futur sous un angle plus réfléchi : les dégâts sur l’écosystème d’Esperia avaient été faits, et rien ne pourrait changer cette réalité.
Il fallait désormais réfléchir au futur sur le long terme, là où les sens des Espers ne leur étaient d’aucune utilité. Même si, pour beaucoup, la compréhension logique qu’il fallait agir sur des dizaines d’années, voire des siècles, semblait cohérente, agir dans le présent pour un futur qui restait abstrait pour eux demeurait difficile.








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