Transcender sa propre nature

Les instincts primaires de l’espèce des Espers les poussaient à agir naturellement pour leur survie individuelle avant toute autre chose.

Même si les Espers étaient désormais capables d’user de magie et avaient développé une civilisation qui, vue de l’extérieur, n’avait plus rien à voir avec l’époque où ils étaient nomades à la recherche de nourriture, cet instinct de survie et cet individualisme étaient toujours et encore au centre de la vie de chacun d’entre eux.

Et de fait, comment ne pas penser que l’on est au centre du monde lorsque la seule façon que l’on a de voir le monde est à travers ses propres yeux ?

C’était une des réflexions de Faya, la Forme de la Volonté et Grand Elément du Feu.

Faya était arrivée à penser que, pour pouvoir créer une société dans sa globalité où l’harmonie et l’équité entre les peuples seraient réelles, les Espers devaient transcender leur propre nature.

« Il faut pouvoir outrepasser ces instincts naturels et prendre conscience de sa responsabilité en tant que membre d’une civilisation qui en comptait pourtant des milliards désormais… »

« Et faire cela, malgré les différences entre les contrées. »

« Un individu ne peut pas changer le monde à lui tout seul… Mais si personne ne change, les choses n’évolueront pas non plus. »

« Il faut donc agir en parallèle sur les deux fronts de l’individu et du système. »

« Transcender sa propre nature pour transcender la société elle-même. »

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