Qu’ils le veuillent ou non, chaque nouvel Esper mis au monde faisait partie d’un tout : d’une famille, d’un clan, d’une contrée élémentaire, de la civilisation des Espers dans sa globalité…
Jusqu’à très récemment, il était inconcevable pour les Espers de différents éléments de ne serait-ce que tenter de communiquer entre eux.
Simplement à cause d’une apparence ou de mœurs différentes, et de leur propre langage, ils se traitaient tous de barbares.
Le monde d’avant la Guerre du Chaos reposait alors sur des accords extrêmement fragiles entre les différentes contrées, fondés sur une confiance collective.
Les biais n’avaient pourtant pas disparu. Au contraire, les tensions devenaient de plus en plus fréquentes et intenses.
Une responsabilité collective, à l’échelle d’une civilisation entière, était alors devenue nécessaire pour maintenir un équilibre avec la nature, dont les ressources étaient indispensables à leur civilisation, mais aussi pour préserver la paix de tous.
La complexité de leur civilisation avait néanmoins créé l’inertie d’un système bien trop lourd pour pouvoir changer rapidement.
Alors que les conséquences de l’usage de la magie sur l’écosystème de la planète exigeaient d’agir au plus vite.
Certains Espers pensaient qu’une responsabilité individuelle, prise par un nombre suffisant d’individus, pouvait faire naître cette responsabilité collective tant attendue.








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