La période d’abondance apportée par l’usage massif et sans limite de la magie était arrivée à sa fin.
Non pas par choix, comme cela aurait pu arriver si les Espers avaient réussi à s’entendre sur les questions difficiles, telles que les conséquences de leurs actions sur l’Aether, la source de vie de la planète, ou encore les inégalités provoquées par une société de plus en plus matérialiste et individualiste.
La Guerre du Chaos avait été le point d’orgue de la destruction de l’écosystème dans lequel ils vivaient pourtant.
La reconstruction allait être bien plus difficile à accepter pour beaucoup, mais aussi plus simple dans un sens : il n’y avait plus le choix.
La question pourtant essentielle de savoir s’il était nécessaire ou non de créer de nouvelles choses, qui devait servir les intérêts des Espers et leur avenir, était insignifiante face aux délires gargantuesques des gagnants de l’abondance rendue possible grâce à la magie.
En revenant aux fondamentaux, pourtant, chaque Esper pouvait se délecter de la présence des êtres qui lui étaient chers au quotidien et partager des moments de calme, entouré de la nature qui leur apportait les ressources essentielles à leur survie.



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