Dans les ténèbres et l’obscurité

Le monde, avant la Guerre du Chaos, était couvert de constructions qui s’étendaient sur une grande partie de la surface et même du sous-sol de la planète, éclairées la nuit par une lumière artificielle.

Si les ténèbres et l’obscurité avaient quelque peu disparu à leurs yeux, cela avait, en parallèle, permis à l’Ombre propre à chacun de grandir davantage.

L’usage de la magie avait tellement facilité la vie des Espers que bon nombre d’entre eux ne se souciaient plus vraiment de comprendre comment fonctionnait le système : la nourriture était devenue une commodité comme une autre, et l’énergie dont ils avaient tous besoin semblait jaillir des murs de leur maison.

Trop peu d’Espers comprenaient la réalité de la situation, et la manière dont la magie rongeait peu à peu la vie de la planète. Non seulement la nature avait été défigurée, mais l’Aether, la source de vie de la planète elle-même, disparaissait progressivement.

Dans une inconscience générale qui, d’un point de vue extérieur, aurait davantage ressemblé à une hystérie collective, l’usage de la magie s’accélérait, tandis que les notions de liberté et d’individualisme s’exacerbaient, le tout au détriment de l’environnement et du peu de confiance qui subsistait entre les différents éléments.

Une instabilité générale s’était installée.

Ce léger surplus de confort matériel en valait-il vraiment la chandelle ?

Malheureusement, seules les générations futures pourront en tirer la conclusion…


Nos derniers contes

  • Même un fou peut avoir une bonne idée

    Même un fou peut avoir une bonne idée

    Dans la leçon du jour, Vati, la Forme de la Sagesse, voulait rappeler quelque chose d’essentiel. Ce qui a fait la force des Espers jusqu’à présent, ce n’était ni la magie, ni leur intelligence, ni leur force physique. Ce qui a rendu les Espers capables de telles prouesses, c’était la communication et l’entraide. Certaines nouvelles…

    Lire la suite

  • Des bons et des mauvais côtés

    Des bons et des mauvais côtés

    La couleur représentative d’Atma, la Forme de l’Équilibre, était un bleu profond rappelant celui des océans. Les va-et-vient de ses vagues, ses hauts et ses bas formaient une image désormais associée à l’équilibre. Loin d’être une ligne droite, il existe des bons et des mauvais côtés en toute chose : une situation, une nouvelle technologie,…

    Lire la suite

  • Ressentir l’impermanence du temps

    Ressentir l’impermanence du temps

    S’il y a bien une chose pour laquelle les Espers n’étaient pas faits, c’était de ressentir l’impermanence du temps. Qu’il s’agisse du passé ou du futur, tout ce qui n’est pas le présent ou proche de celui-ci devient vite abstrait, prenant alors forme à travers des récits. Ces récits sont façonnés par leur expérience, vécue…

    Lire la suite

  • Agir de concert

    Agir de concert

    Pour Esperia, ce fut la découverte de la Poussière d’Étoiles, révélée à tous lors de la fin de la Guerre du Chaos, qui avait été le déclencheur pour les Espers d’agir enfin de concert. En effet, depuis des années, malgré les progrès techniques et même l’apprentissage de l’usage de la magie, qui avait rendu nombre…

    Lire la suite

  • Obligations et émotions

    Obligations et émotions

    Les Espers n’étaient pas les seules créatures sur leur planète dotées d’une conscience ; des animaux ou même des végétaux avaient évolué pour en développer une. Vangel était une créature qui ressemblait à un petit chien. Après la perte de sa mère, il avait sombré dans le désespoir, et n’avait pas réalisé lui-même qu’il avait…

    Lire la suite

  • Discipline mentale

    Discipline mentale

    Si certains voyaient dans la rigueur d’un entraînement quotidien de l’esprit un frein à leur liberté, Kenko, la Forme de la Santé, rappelait souvent qu’une bonne santé n’était pas seulement physique, mais aussi dans la tête. Ainsi, pour reconstruire Esperia sur des bases plus saines, il était aussi nécessaire de repenser les fondements d’une société…

    Lire la suite

  • Une vision d’ensemble

    Une vision d’ensemble

    Simba était un petit singe qui vivait en marge de la société d’Esperia. Bien qu’il ne fût pas un Esper, il avait lui aussi développé une conscience et appris les cinq langues des différents éléments. Voyant le monde d’une perspective différente, il se demandait souvent pourquoi une vision d’ensemble n’avait toujours pas encore émergé pour…

    Lire la suite

  • Une prospérité partagée

    Une prospérité partagée

    Cha Cha, le petit compagnon ornithorynque de Guruko, continuait de réfléchir et d’écrire au quotidien. Son parcours jusqu’à présent avait été plutôt chaotique, mais c’est ce qui lui avait permis d’avoir la vision actuelle du monde dans son ensemble. Il avait grandi dans le pays de l’élément éclair, mais ses deux parents étaient originaires du…

    Lire la suite