Du pain et des jeux

Hier, je suis tombé sur un post sur Threads, avec une vidéo où il était présenté la comparaison entre le colisée de Rome, avec le fameux « du pain et des jeux », et le monde d’aujourd’hui, qui n’a pas changé. Le pain et les jeux ont été remplacés, certes, mais le fond est toujours là.

Moi le premier, j’ai été bercé par mon enfance par les dessins animés du Club Dorothée, et c’est en grande partie la raison pour laquelle j’écris ces mots depuis le Japon. Si ma naissance avait eu lieu à la Réunion par exemple, le lieu de naissance de mes parents, je suis assez persuadé que je n’écrirais pas du même lieu.

Nous pouvons évidemment forger notre futur, mais nous sommes totalement dépendants à la naissance! Cela paraît évident, mais personne ne choisit de naître. Et pour être franc, ne jamais naître est la solution la plus simple pour ne pas se morfondre dans un désarroi profond, lié au monde dans lequel on vit.
Une citation dit : « le meilleur destin est de ne pas naître, le deuxième meilleur est de mourir jeune. »

Comme on ne choisit pas notre naissance, nous ne choisissons pas notre pain ni nos jeux.
Pour certains, comme moi, nous avons la chance de vivre dans un milieu modeste mais nous n’avons jamais manqué de rien, et nous avons au contraire bénéficier de beaucoup de choses et de moyens qui ne nous étaient pas « dus ».

La liberté que nous avons dans les pays « démocratiques » devient la manière de fuir leur responsabilité de la plupart des gens. Ce n’est pas mon problème, c’est ma liberté. « Fais déjà les choses pour toi et ta famille, et tu verras après ».

La liberté que nous avons nous rend égoïstes et égocentrés. C’est nous d’abord, les autres après.

A l’échelle d’un individu lambda, sans « pouvoir », être égoïste déteint « uniquement » sur son entourage le plus proche, à savoir sa famille et ses amis, ses collègues aussi.

A l’échelle d’un individu ayant du pouvoir, la donne est bien différente. D’autant plus grande que les réseaux sociaux ont décuplé ce pouvoir d’influence.

Faire son égoïste devient alors endoctriner des gens qui sont sous notre influence.

Alors, pour en revenir aux « pains et des jeux », les élites depuis des millénaires ont bien compris la différence entre eux et les « normaux » : la prise de conscience du monde dans lequel on vit.
Ils avaient instinctivement compris les effets du pain et des jeux sur le cerveau humain.

Lorsque nous n’avons pas le temps de réfléchir, mais que nous avons ce qu’il nous faut pour notre survie, nous sommes « satisfaits », indépendamment de tout ce qui peut se passer devant nos yeux.

Mon film préféré est sans doute « The Matrix », mais je me rends compte que je n’étais pas totalement « éveillé » alors que je le pensais. L’éveil, c’est sortir de son propre égoïsme pour faire bouger les choses, et éveiller les autres.

Nous avons chacun nos différences et potentialités, chacun aura sa manière de faire les choses. Et pour certaines personnes, dans des positions difficiles, juste s’occuper de soi-même est déjà faire preuve d’éveil.

Néanmoins, tout comme beaucoup récemment se complaisent dans l’obésité, dans leurs libertés, les comportements sont plutôt de l’ordre de se voiler la face.

Parce que le système nous pousse à nous voiler la face.

Plus que quelques minutes aujourd’hui d’écriture.

On a des personnes qui sont au courant et qui font, pour l’éveil.
On a des personnes qui sont au courant et qui font, à l’encontre de l’éveil.
On a des personnes qui sont au courant et qui ne font rien, par choix.
On a des personnes qui sont au courant et qui ne font rien, parce qu’ils n’ont pas le temps, et ils doivent prioriser.
On a des personnes qui ne sont pas au courant et qui font rien instinctivement pour l’éveil.
On a des personnes qui ne sont pas au courant et qui ne font rien.
On a des personnes qui ne sont pas au courant, et qui font à l’éncontre de l’éveil.

Je vous laisse deviner dans quel type vous êtes, dans quel type vous pensez être, et dans quel type les différentes figures, CEO, politiques, sportifs, acteurs, qui « illuminent » vos vies, sont.

J’étais dans la catégorie de ceux qui ne font rien par choix.

Envie de partager ?



Nos derniers contes

  • Des cœurs unis au-delà des frontières

    Des cœurs unis au-delà des frontières

    Cha Cha, notre ornithorynque favori, avait une réflexion audacieuse. « Et si l’harmonie de la société reposait sur l’idée de cœurs unis au-delà des frontières… » Pendant des années et des années, l’ignorance de l’existence des autres peuples sur la planète avait fait naître la crainte des « autres ». Dans toutes les langues du…

    Lire la suite

  • La science infuse n’existe pas

    La science infuse n’existe pas

    La société d’avant la Guerre du Chaos avait la fâcheuse tendance à mettre en avant les personnes qui avaient réussi, ces grands noms qui avaient marqué l’histoire. Lune Lune, qui s’était remis à étudier et était désireux d’apprendre à nouveau, s’était intéressé à cette question. Comment ces personnes sont-elles arrivées là où elles sont ?…

    Lire la suite

  • Un environnement artificiel

    Un environnement artificiel

    Après la Guerre du Chaos, il fallut repenser la planète Esperia toute entière sous un nouvel angle. Pendant les années de guerre, et avec l’utilisation effrénée de la magie pour la soutenir, des dégâts irréversibles à l’environnement avaient été causés. Une chose était sûre : les conditions de vie allaient changer drastiquement, et tous, sans…

    Lire la suite

  • Pas à pas

    Pas à pas

    Réfléchir à la manière de résoudre les problèmes climatiques, les inégalités dans le monde ou les menaces potentielles liées aux nouvelles technologies ne suffisait pas pour les Sept Formes. Elles avaient compris que, pour que les choses changent, ces thèmes devaient devenir des sujets de discussion naturels. Car pour résoudre des problèmes, il faut d’abord…

    Lire la suite

  • Simple comme bonjour

    Simple comme bonjour

    Réfléchir aux problèmes sociétaux, à la crise environnementale et à la course effrénée vers de nouvelles technologies, encore une fois prometteuses d’une mainmise sur le monde, plonge quiconque s’y intéresse réellement dans un profond désarroi face à l’inaction globale et systématique. Être dans l’action face à ces problèmes permet néanmoins de s’en dédouaner quelque peu.…

    Lire la suite

  • Taseki, l’Empereur conquérant

    Taseki, l’Empereur conquérant

    Sous le règne de Taseki, appelé l’Empereur conquérant, les Espers du Feu étaient soumis à une propagande des plus véhémentes à l’égard des autres éléments. Ceux-ci étaient représentés comme des menaces potentielles et diabolisés afin de se détacher de toute once d’empathie envers eux. Sous prétexte que les autres éléments pourraient créer des technologies destructrices…

    Lire la suite

  • Zeiniku le sédentaire

    Zeiniku le sédentaire

    Même au pays de l’élément de la Terre, pourtant censé représenter la Santé par excellence, le confort et les changements du mode de vie depuis le début de l’usage de la magie avaient transformé le quotidien des Espers. Zeiniku était probablement l’exemple typique du sédentaire, se considérant avant tout comme libre et faisant preuve d’une…

    Lire la suite

  • Fiction et réalité

    Fiction et réalité

    L’ère de la magie avait donné vie à de nouvelles machines, capables elles aussi de créer, d’écrire ou de parler. Tout comme les Espers, elles étaient capables d’inventer des histoires et de créer des mondes virtuels. Pour les Espers, distinguer la fiction de la réalité devenait de plus en plus difficile dans un monde où…

    Lire la suite