Indulgence et sévérité envers soi-même

Cha Cha, notre cher petit ornithorynque qui se prenait pour un philosophe, réfléchissait à la difficulté de trouver un équilibre entre indulgence et sévérité envers soi-même.

Trop indulgent, et on se laisse aller, laissant libre cours aux prétextes et mettant facilement la faute sur autrui, sur la situation du moment ou même sur le monde qui nous entoure.

Trop sévère, et alors on oublie de penser au moment présent, d’apprécier ce que l’on a déjà accompli, ce qui peut parfois mener à une profonde tristesse ou à une amertume exacerbée envers la société.

La question importante était donc d’essayer de savoir dans quelle zone on se situe à chaque instant.

Il pensait ainsi que plus une routine quotidienne était proche d’un idéal personnel suffisamment exigeant, plus il était possible de s’accorder de l’indulgence le reste du temps.

Cet idéal personnel était donc le point d’équilibre à rechercher et à affiner.

La Poussière d’Étoiles, qui permettait de révéler l’Ombre existant en chacun des Espers, était la clef pour identifier ce point d’équilibre et mettre en place une routine personnelle afin de le développer.

Esperia possédait désormais aussi, à travers la figure d’Atma, la Forme de l’Équilibre, un symbole leur permettant de se rappeler quotidiennement l’importance de trouver leur propre point d’équilibre.

Une routine exigeante permettait davantage d’indulgence dans le reste du temps à vivre.

Car une fois établie, quelle qu’elle soit, elle devient plus facile à poursuivre : elle est simplement devenue une routine…

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