Le poids de la société et ses effets sur notre conscience

Plus il y a de personnes, plus la force d’inertie de la société devient grande. Cela parait évident, mais cela explique aussi comment les religions ont pu se développer.

On regarde chaque dimanche avec ma femme le nouvel épisode de l’animé Chi, qui raconte de manière fictive comment la théorie de l’héliocentrisme a pu se développer, à une époque où toute pensée à l’encontre des écrits de l’Eglise était considérée comme hérétique, et susceptible de mener à la torture ou à une exécution.

Cela parait pour certains irréel de nos jours. Mais dans le fond, avoir une pensée différente, si elle ne nous mène pas directement à la torture ou à notre exécution (enfin, dans les pays « libres », je n’essaierais pas à votre place dans certains pays « obscurs » de la planète…).
Chi se déroule aux alentours des années 1500.
500 ans plus tard, ce n’est pas si différent.
La prise de conscience du monde dans sa globalité remonte à peu près à ces eaux là, avec les grandes découvertes, Christophe Colomb en 1492 par exemple.

Donc on est « à peu près au courant » qu’il y a des gens qui vivent à l’autre bout de la planète depuis 5 siècles. Seulement.

On est au courant des neurotransmetteurs, qui dictent nos émotions en particulier, depuis les années 1970, 50 ans.

Autrement dit, on commence à peine à comprendre ce qui se passe dans notre propre tête et corps.

Mais l’humanité commence aussi à penser à se développer sur Mars.

D’où vient cette ironie? Ma théorie est simple, on ne voit pas notre cerveau, on ne l’entend pas, on ne le touche pas, on ne le sent pas. (N’essayez surtout pas chez vous si vous lisez ces mots!… Car oui, il y a des personnes qui lisent les choses au pied de la lettre).

Nous passons la majeure partie de notre vie à penser à nous même, uniquement. Nous devons aussi faire en sorte de « survivre » dans la société, donc en général, nous socialisons aussi. Mais cela reste encore de l’ordre de penser pour soi. Même ses enfants, pour certains, c’est essayer de leur faire vivre ce que l’on a pas eu soi-même, vivre à travers eux. Et pour ceux, alors, qui « prétendent » faire pour eux, est-il normal à ce moment là de ne rien faire pour la société ou la planète qu’ils vont hériter?

Certains pensent que l’on ne peut rien faire, que c’est la nature humaine.
Mais lorsqu’on comprend, que même avant la naissance d’un bébé, celui-ci (et son cerveau en développement), est déjà empreint par la société qui l’entoure, plus ou moins bénéfique selon sa « chance », on comprend alors que pour le bien-être de son enfant, il faut nécessairement le bien-être de la société.

Avant les grandes découvertes, et les recherches de Darwin, les êtres humains de différentes régions ne se considéraient pas comme un même groupe. (Bon, ce n’est toujours pas vrai aujourd’hui non plus, pour beaucoup.)

Mais l’empreinte de la société est d’autant plus forte que les consciences sont faibles.

On a deux options en contradiction complète, soit un cercle vicieux, qui existe encore, où une société nous rend malade, rend malade les enfants, et ainsi de suite, soit un cercle vertueux, qui va prendre en considération notre bien-être et celui de la planète. Mais ce dernier nécessite que la société globalement fasse l’effort.

Et c’est là que tout le monde pense que c’est irréaliste.

Mais c’est là que nos connaissances sur le cerveau sont à mettre à profit.

Ma théorie est que plus de neuroplasticité apporte plus de prise de conscience de soi, et du monde. Qui dit neuroplasticité, dit bien-être de notre cerveau, pour résumer.

Donc c’est simple, un cerveau en meilleure forme, une prise de conscience accrue, une société avec des gens plus conscients, donc une société en soi plus consciente.

Et comme pour le fonctionnement de notre cerveau, nous avons des outils que nous utilisons sans savoir qu’il est nécessairement en rapport avec lui : nos habitudes de vie.

Changer ses habitudes de vie, c’est changer le monde à sa façon.

Encore une fois, le temps me manque. Et je pense que je n’ai pas développé tous les arguments que je voulais… Mais que voulez-vous, je vis dans cette société moi aussi.

Envie de partager ?



Nos derniers contes

  • Encore et encore

    Encore et encore

    Même si Esperia avait enfin réussi à devenir un havre de paix, certains Espers restaient encore réticents à fournir des efforts qu’ils n’avaient jamais faits auparavant.En particulier, pour ceux dont l’Ombre intérieure était prédominante, les principes de One Daily Tale sonnaient comme des remontrances, encore et encore. “Pourquoi ai-je besoin de suivre ces règles maintenant,

    Lire la suite

  • Beaucoup de Personnes Exceptionnelles

    Beaucoup de Personnes Exceptionnelles

    Des mythes anciens racontent l’ère d’un roi qui, entouré de personnes exceptionnelles, avait réussi à faire régner la paix dans son royaume. « Qu’est-ce qui les rendait si différentes des autres ? » demanda un jeune Esper, curieux d’en savoir plus sur cette histoire qui l’intriguait. Eklea, la Forme de la Conscience, se mit à

    Lire la suite

  • Transformer une situation désespérée

    Transformer une situation désespérée

    Faya, la Forme de la Volonté, comprenait mieux que quiconque que parfois, il est plus facile d’être dans une situation désespérée afin de la renverser. Cela te semble-t-il un peu étrange ? « Habituellement, lorsque tout va bien, nous avons de nombreuses options parmi lesquelles choisir. Et plus nous avons de choix, plus il devient

    Lire la suite

  • Manger et Boire avec Excès

    Manger et Boire avec Excès

    Lorsqu’elles écrivirent la section Santé de One Daily Tale, Les Sept Formes furent bientôt confrontées à un problème qui reviendrait encore et encore : l’inertie des habitudes et la force des mythes culturels. Kenko, la Forme de la Santé, savait que pour la plupart des Espers, l’abondance de nourriture était un signe de richesse, et

    Lire la suite

  • Têtu et étroit d’esprit

    Têtu et étroit d’esprit

    À la Grande Bibliothèque d’Esperia, le Département de la Conscience était l’un des plus animés.L’élément de la Foudre était l’un des plus difficiles à maîtriser en raison de sa volatilité. La leçon d’aujourd’hui dans la classe d’Eklea était consacrée à la facilité avec laquelle nous pouvons devenir têtus et étroits d’esprit. « Tout comme la

    Lire la suite

  • Discussions positives

    Discussions positives

    Il existait une expression utilisée sur Esperia pour les situations où les opinions étaient échangées avec enthousiasme et où la discussion était animée : « comme le vent qui souffle ».Mais il n’est pas surprenant pour nous que l’élément du Vent soit impliqué, n’est-ce pas ? L’empathie peut mener à des débats qui portent leurs

    Lire la suite

  • Débats inutiles

    Débats inutiles

    Les Sept Formes ne sont pas arrivées là où elles sont en cherchant à plaire aux autres ni en comptant sur leur magie. Pour les Cinq éléments, les Formes étaient reconnues comme les plus puissantes à cette époque, pourtant ce n’était pas par la force qu’elles avaient choisi de montrer l’exemple. Au contraire, leur volonté

    Lire la suite

  • Luxe excessif

    Luxe excessif

    Maintenant que Atma, la Forme de l’Équilibre, était connue de tous les Espers, il devint beaucoup plus facile pour Esperia de grandir en harmonie avec la nature et les Cinq éléments. Bien que cela fût difficile à accepter pour beaucoup — surtout pour celles et ceux qui avaient longtemps profité d’une vie de luxe excessif

    Lire la suite