Mon cœur pleure. Réflexions sur la croissance démographique mondiale et la recherche de la paix dans un monde égocentrique.

Je ne veux pas croire que je sois le seul à penser comme je pense. Avec plus de 7 milliards d’habitants?

J’ai pensé partager cette vidéo, qui montre l’évolution de la population mondiale, et montre bien que nous sommes une civilisation commune, chose que plus personne ne prend réellement en considération..

Et voilà aussi le commentaire ayant reçu le plus de like..

Mon cœur pleure pendant que des milliards de personnes vivent de manière totalement inconsciente du monde dans lequel ils vivent.

Je suis en train de relire le livre « How to influence people » par Dale Carnegie, que je lis en Japonais pour travailler ma lecture.

Et plus je réfléchis à tout cela, plus je me rends compte qu’en fait, personne n’a envie de la paix dans le monde. Tout le monde s’en bat les reins. Tant qu’on est « heureux » dans sa petite vie. Pour certains, un peu plus altruistes, ou qui ont des enfants, surtout, leur petite vie est agrandie à la vie de leurs enfants.

Et ce n’est pas dénigrer le comportement des gens. C’est tout simplement constater des faits.

On n’en a rien à foutre des autres, on est juste intéressé par nous-mêmes.

J’ai regardé aussi en version entière la discussion entre Zelensky et Trump, qui a fait beaucoup parlé.

Cela doit sûrement être parce que je vis à l’étranger en langue étrangère au quotidien… Mais personne ne se pose la question du déséquilibre naturel de rapport de force lorsqu’il s’agit d’une joute verbale, dans une langue qui n’est pas notre langue principale. (Sans parler de joute verbale, si vous arrivez à imaginer une querelle avec votre partenaire, imaginer la faire dans une autre langue que celle que vous parlez normalement… Et oui, déjà dans votre langue naturelle, les jeux de mots, les sous-entendus, les nuances sont prises au quart de tour, imaginez en plus de cela la frustration, d’une de ne pas forcément tout comprendre, y compris ces nuances, et de deux, de ne pas être compris…)

Certains passages ne sont pas clairs lorsque Zelensky veut appuyer ses propos. Il y a des jeux de mots qui passent plus ou moins biens, et lorsque, émotionnellement, on voit la situation ne pas s’améliorer, il devient difficile de garder son calme.

Le passage qui a été le plus relayé est vers la fin de cette rencontre, et tout au long de celle-ci, déjà, des piques lui ont été adressées, par des journalistes.

Et plus qu’une discussion sur le sort de l’Ukraine, nous avons deux individus, qui ne pensent qu’à eux-mêmes et à leurs intérêts « personnels », naturellement.

Pour l’un, l’intérêt « personnel » étant de défendre son pays, et de récupérer des garanties de celles-ci.

Pour l’autre, de faire de cette rencontre, diffusée par les médias américains, un temps de propagande et de post campagne pour réaffirmer sa position en tant que président, et de récupérer au passage les ressources de l’Ukraine autant que faire se peut. Les quasi premiers mots de Trump étant de parler des « rochers de l’Ukraine » et de leur acquisition.

L’un souhaite une négociation pour arrêter la guerre dans son pays.

L’autre souhaite signer un deal, pour renforcer son économie.

Chacun, de leur point de vue, ont « raison » de le faire. Chacun pense à « SON » pays en premier lieu.

Et cela paraît évident! Ben oui, c’est normal, on est né Ukrainien, Américain, Français, Japonais, etc…

Et si on revenait un peu aux « sources ». Si on comprenait enfin à un moment que de prendre « supériorité » sur une autre nation, c’est se placer plus haut que son camarade. C’est moi moi moi.

Un passage du livre de Carnegie parle d’une petite étude de messages téléphoniques, qui montre que le mot le plus employé est le pronom personnel « Je ». Bon, les sources sont vagues, et si c’est du service clientèle, on peut se dire que les chiffres sont naturellement plus élevés que pour un autre sujet.
Le point de cette remarque est de souligner que l’on pense forcément à nous en premier lieu, puis en deuxième aussi, puis en troisième encore.. Et parfois, on se rend compte de la personne à qui on fait face.
Bon, je caricature un peu.

Mais près de toutes les réponses apportées par Trump font allusion à sa réélection, à comment Biden a été « mauvais », à essayer de renforcer son emprise. Et parfois, lorsque Zelensky perdait un peu patience, de reparler de l’Ukraine.

Tout le long, on voit comment ce « deal », n’est pas perçu de la même manière par les deux camps. Et pour cause, l’un demande l’implication de l’armée américaine dans le conflit, et d’avouer le rôle de Poutine. Ce que fait d’ailleurs Vance lors de sa prise de parole… 40:04.

Et de parler propagande ukrainienne ensuite, pendant qu’il ordonne à Zelensky de dire merci?

On voit ce que l’on veut voir. On ignore ce qu’on décide d’ignorer.

Quand je vois des enfants encore en très bas âge, ou des bébés, encore tout ignorants du monde dans lequel ils vont devoir faire face, je suis toujours le cul entre deux chaises. Ils sont notre futur, ils sont plein de gaieté, d’insouciance (en tout cas, ils ont la « chance » d’être nés dans un pays libre, en paix, plutôt riche).

Et personne ne se pose la question de leur futur.

Je ne veux pas croire que je suis tout seul à penser différemment. Cela serait vraiment trop difficile à accepter.

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