On ne voit que ce que l’on veut bien voir

Pendant des siècles, les inégalités avaient perduré.

Depuis des années, la réalité concernant les effets néfastes de l’usage de la magie sur l’environnement était bel et bien connue et comprise.

Mais malgré cela, quel que soit l’endroit où ils vivaient, les Espers vivaient comme si les frontières de leur contrée créaient un filtre leur permettant de se dire :

« Ce n’est pas mon problème. »

Évidemment, les inégalités à l’intérieur même d’une contrée n’étant déjà pas au programme des élites à sa tête, tenter de régler les inégalités à l’échelle mondiale semblait encore plus utopique…

Mais les Sept Formes avaient compris que ces problèmes étaient désormais bel et bien mondiaux, et qu’il fallait donc les résoudre de manière globale pour pouvoir s’y attaquer.

Et oui, l’usage de la magie pourrait bien être arrêté dans une contrée ; si les autres continuaient, cet effort serait vain.

De même pour les inégalités : régler le problème localement ne change rien au problème dans son ensemble.

Eklea pensait :

« Le plus compliqué, au départ, est de rallier les personnes qui comprennent le problème et ne sont pas opposées à agir. »

Gurumin lui répondit :

« Oui, car pour la plupart des Espers, ils ne voient que ce qu’ils veulent bien voir. Et le système contrôle cette vision… »

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