Une étiquette « prise de conscience »?

Réfléchir c’est bien, mais malheureusement, cela ne paie pas les factures.

A moins d’aller dans des extrêmes, ou d’avoir les moyens à la base, tout simplement, on ne peut se soustraire à cette règle : on a besoin d’argent pour vivre. Et on a besoin de vivre pour pouvoir réfléchir.

Il est vrai que l’inverse n’est pas vrai. Mais n’est-ce pas parce que les êtres humains peuvent réfléchir que le niveau de vie a évolué, vers du positif, à priori, avec les années?

Une chose n’a pas évolué cependant, c’est notre rapport à cette réflexion, chez les « masses ». le système est suffisamment bien ancré pour que les masses ne réfléchissent pas. Et ce n’est pas de leur « faute ». La société est pensée comme cela.

En faisant de son mieux au boulot, à s’occuper de ses enfants et de sa famille, essayer de garder le contact avec 2 ou 3 potes, et se faire plaisir un peu de temps en temps, en soirée ou le week end si on a fait trop d’heures sup, on a pas vraiment le temps de se poser des questions existentielles, ni l’envie pour beaucoup.

Lorsqu’on veut se « divertir », ce n’est pas la philosophie ou étudier qui sont les options naturelles. Et déjà, pourquoi le besoin de se divertir en premier lieu?

Pour beaucoup, pour passer le temps, pour combler l’ennui, pour ne pas avoir à réfléchir.

Parce que réfléchir, ça fait mal souvent. C’est comprendre que l’on peut faire mieux, que l’on a merdé dans le passé, et qu’on aurait pu faire mieux. Et c’est angoisser potentiellement sur des choses qui vont se passer, ou pas, on n’en sait rien en fait.

Et ça recommence.

« Alors on danse » comme dirait l’un. On va picoler, on va se plaindre d’un boulot qui nous plait pas forcément, d’une relation qui ne nous satisfait plus. On va aussi beaucoup rire, rire des politiques qui ne font rien, en disant qu’à leur place, tout irait mieux. Rire d’une personne seule à un comptoir, parce qu’il n’a pas d’amis. Rire parce qu’une personne s’est vomi dessus parce qu’il a trop bu.

Et il est déjà tard, il faut aller bosser le lendemain.

La tête dans le cul, au réveil, on scrolle pour se réveiller. On ignore tout ce qui va nous faire réfléchir, c’est trop chiant. On fait pas gaffe à l’heure et on se met en retard pour le taf. On ne l’aime pas forcément ce taf, mais il nous permet de gagner des sous, le nerf de la guerre. On lit au passage quelques posts de motivation : « sois positif », « fais du sport », « médite ». Des messages vrais dans l’absolu, mais pour lesquels il faut déjà avoir pris le temps d’y réfléchir pour que ça fonctionne. Et on a pas pris ce temps.

Tout ça pour dire, et si on avait des étiquettes sur des lieux, des entreprises, des produits, des films, des bouquins, des mangas, de la musique, tout en fait, qui précisent « le niveau de prise de conscience » apporté par celui-ci.

Ma théorie étant que ce qui est bon pour le cerveau aide à la prise de conscience, pour certains produits, c’est une évidence.

Mais aujourd’hui, par exemple, j’ai écrit un post sur La liste de Schindler.

Un film, c’est du divertissement. Mais un film qui parle de l’holocauste, ce n’est pas un film d’action des années 90 (bon, je vois déjà les personnes argumenter.., c’est un exemple). La Liste de Schindler aura donc « plus de points » de conscience que le film d’action.

Pareil pour une appli. Une application de jeux gacha est extrêmement négative pour le cerveau, car elle crée de l’addiction; points négatifs.
Une appli sans pub, qui promeut la santé aura des points positifs.

Les gouvernements doivent être liés à ces « scores », mais sans corruption ou lobbysme. Un paradoxe, d’ailleurs, d’employer le terme « gouvernement sans corruption. »

Bref, je n’ai plus le temps, écrire ne me nourrit pas. Pas encore?

Envie de partager ?



Nos derniers contes

  • Prévenir les problèmes futurs

    Prévenir les problèmes futurs

    Malgré leur capacité à utiliser la magie en consumant l’Aether de leur planète, les Espers avaient beaucoup de difficultés à percevoir le monde sur des échelles de temps qui les dépassent. En effet, leurs sens ne leur permettaient pas naturellement de saisir ces réalités ; l’instant présent ou un futur proche dominaient alors leurs pensées

    Lire la suite

  • Le besoin d’un consensus

    Le besoin d’un consensus

    Si jusqu’à présent les Espers n’avaient pas compris que chacun des cinq éléments n’était qu’une part d’un tout, et qu’ils partageaient une unique planète dont ils dépendaient pour ses ressources. En particulier, les Espers, dotés de la capacité à user de la magie, venaient tout juste de comprendre que celle-ci consommait, à chacune de ses

    Lire la suite

  • Connaissances mises en pratique

    Connaissances mises en pratique

    Durant la période précédant la fin de la Guerre du Chaos, Faya, devenue la Forme de la Volonté, n’avait jamais été reconnue pour son tact ni sa modération. Au contraire, en tant que plus puissante utilisatrice de l’élément du Feu, elle faisait preuve d’autant de bravoure que d’excès dans ses faits et gestes. Mais la

    Lire la suite

  • Revitalisation du corps et de l’esprit

    Revitalisation du corps et de l’esprit

    Kenko, la Forme de la Santé, travaillait chaque jour sans relâche à la diffusion du message qu’une bonne santé nécessitait un corps et un esprit en pleine vitalité. “À l’échelle d’un individu, cela signifie s’alimenter sainement et s’exercer. Cela signifie aussi développer sa compréhension du monde et prendre du recul.” “C’est pourquoi il est aussi

    Lire la suite

  • Perte de vue de l’essentiel

    Perte de vue de l’essentiel

    Depuis la fin de la Guerre du Chaos, Esperia avait changé à bien des niveaux, la rendant presque indiscernable de ce qu’elle était auparavant. Si certains restent nostalgiques de cette époque, où ils étaient les utilisateurs de magie les plus puissants de la planète, ils n’étaient néanmoins pas les seuls à avoir perdu de vue

    Lire la suite

  • Un cœur sensible

    Un cœur sensible

    L’usage quotidien et courant de la magie par les Espers avait changé leur relation non seulement avec leur planète, partagée par tous, mais aussi la relation qu’ils entretenaient entre eux. Cela ne s’est pas produit du jour au lendemain, mais petit à petit, les relations basées sur la confiance se sont érodées à mesure que

    Lire la suite

  • Adaptabilité

    Adaptabilité

    Les Espers étaient désormais confrontés à un problème de taille. Sans s’en rendre compte, jusqu’à présent, ils avaient peu à peu endommagé leur environnement tout en consommant l’énergie vitale de la planète, l’Aether. Ils n’avaient pas conscience que l’utilisation de leur magie élémentaire en était la cause. C’était devenu tellement évident pour eux que devoir

    Lire la suite

  • Reconnaître l’essentiel et le superflu

    Reconnaître l’essentiel et le superflu

    Même si cela peut sembler évident, lorsqu’on n’a pas réfléchi à un problème, celui-ci peut parfois paraître invisible, comme s’il n’existait pas. Néanmoins, l’état écologique critique dans lequel Esperia était devenue, suite notamment à la Guerre du Chaos entre les Cinq Éléments, avait cette fois montré à tous les Espers que l’utilisation de la magie

    Lire la suite